L’étiquetage des pneus est-il vraiment fiable ?

 Presque 3 ans après l’instauration de l’étiquetage des pneus en Europe et à la lumière des tests indépendants publiés par des organismes indépendants qui ont relevé des écarts importants dans les résultats, des critiques se font entendre sur la pertinence des critères de notation des produits. L’étiquetage des pneus est-il vraiment fiable ?

 

L’étiquetage suffit-il ?

 

Pour faire simple, l’Union Européenne nous a facilité la tâche en imposant en 2012 l’étiquetage obligatoire. Ces pictogrammes très clairs indiquent 3 critères retenus pour classer les produits selon leurs performances dans ces domaines :

  1.  la consommation de carburant (lire aussi : le choix du pneu influe directement sur la consommation de carburant)
  2.  le freinage sur sol mouillé
  3.  le bruit

 (A consulter éventuellement, le règlement du Parlement Européen en matière d’étiquetage de pneu.)

 explication de l'étiquette pneu

Les tests sont réalisés par des organismes indépendants (UTAC,ÖAMTC,TÜV SÜD, …) avec un protocole strictement règlementé sur les conditions de ces tests, mais de plus en plus de voix se font entendre pour contester certains résultats.

 

En effet, les Automobile Clubs allemands, autrichiens et suisses (ADAC, ÖAMTC et TCS) publient chaque année les résultats de tests réalisés sur des dizaines de profils de pneus en deux dimensions et indices de vitesse, et il n’est pas rare de trouver en fin de classement un profil estampillé B et B (Kumho Ecowing) et qui sort tout de même 15ème sur 16. Il arrive également qu’un pneu « premium » comme le Bridgestone Ecopia EP001S noté A et A en consommation de carburant et en freinage sur sol mouillé ne tienne pas du tout la route d’après ces mêmes tests. Et comble du comble, il est arrivé qu’un profil remarqué en 2009 pour ses performances comme le Fulda Carat Progresso en 185/60R14H se fasse complètement descendre l’année suivante par le même organisme en dimension 185/65R15H. (A lire aussi : le test des pneus été 2015 par l’ADAC)

 

Pourquoi ces écarts ?

 

D’abord, parce que les critères retenus pour l’étiquette pneumatique sont trop peu nombreux pour refléter leur qualité réelle. Les manufacturiers parmi les moins sérieux sont alors tentés de produire des profils qui « performent » uniquement dans les 3 critères en délaissant les autres. Lesquels ? Ceux qui sont justement éliminatoires pour les profils qui sont atomisés lors des tests comparatifs 😀 

Ensuite, parce que ces étiquettes ne sont pas toujours mises à jour lorsque les composants et les technologies sont amenés à évoluer avec le temps, de l’aveu même de certains manufacturiers qui doivent investir à chaque fois pour de nouveaux tests. Ce qu’il faut retenir donc, c’est la nécessité de consulter et de comparer différents tests en complément de l’étiquetage qui peut parfois cacher des surprises, a fortiori lorsqu’on opte pour une marque peu connue en raison d’un prix très (trop) avantageux. Ces tests permettent alors de mettre en évidence des zones inexistantes de l’étiquetage et pourtant primordiales pour un achat avisé.

 

Ce qu’il faut retenir en plus de l’étiquetage pour une évaluation complète : 

 

  • l’usure
  • la tenue de route en virage
  • le confort
  • la déformation
  • l’avis des utilisateurs
checklist des critères de choix de pneu

Voici une petite checklist pour vous aider à affiner votre choix

 

A consulter également : Interrogez les utilisateurs sur POPGOM.fr

Mais aussi : Changement dans l’étiquetage européen au 1er novembre 2014 

 

 

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